Pas de palme d’or en 1915 pour les opérateurs de cinéma engagés sur le front pendant la Grande Guerre. Le premier festival européen, la Mostra de Venise, ne verra le jour qu’en 1932. Pourtant, sortis de leurs studios pour ceux qui étaient déjà dans le métier, ou débutant dans la profession pour d’autres, les caméramans de la section cinématographique de l’armée déploient tout leur art pour filmer le conflit dans les conditions difficiles de la zone des armées ou à l’arrière.

Baudouin, Blanc, Bressolles, Chaix, Costil, Daret, Faivre, Fouquet, Laventure, Lemoine, Machin, Martel, Mas, Meunier, Portier, Renard, Samama-Chikli, Sauvageot, Stuckert, Wéber et tant d’autres, tels sont les noms de ces opérateurs à qui ce onzième court-métrage des Histoires filmées de la Grande Guerre, réalisé à partir d’archives de l’ECPAD, veut ainsi rendre hommage. Mettant en valeur leur talent, il montre comment ils apprivoisent la lumière, travaillent leurs cadrages, utilisent la topographie ou les matériels trouvés sur place pour tourner avec des angles de prise de vue particuliers, s’efforcent de montrer la puissance de l’armée et de ses matériels. Dessinateurs et coloristes agrémentent ensuite les images avec des intertitres aux styles variés, de petites animations et des effets d’ambiance.

Au mois de juin, vous pourrez voir la suite de l’épisode consacré aux blessés et au service de santé des armées : « deuxième partie : l’évacuation et les soins ».

Informations sur la vidéo

  • Date de l'évènement : 1915
  • Référence : Les techniques du cinématographe
  • Copyright : ECPAD